Angel_Dominique-Pièce_supplémentaire_2

Valentin Martre

Valentin Martre, Formation verticale (détail), 2021
aimants en ferrite et tube en acier
environ 450 x 7 x 7 cm

Né en 1993 à Carcassonne
Vit et travaille à Marseille

Il est diplômé de l’ESBAN de Nîmes en 2017.

Le travail de Valentin Martre prend forme à travers les éléments tangibles qui nous entourent. Ses sculptures se nourrissent de techniques anciennes et contemporaines qu’il recontextualise à travers des matériaux non conventionnels. Il aborde la matière comme un élément en mouvement, que l’on peut reconstruire et modifier à partir de ce qu’il y a de disponible à la fois dans le présent (la matière) et dans le passé (les connaissances). Valentin Martre considère un hors-champ très large, presque métaphysique, il rapporte souvent ses sculptures à des forces fondamentales, aux mouvements de la terre, aux champs magnétiques, à la compression et à l’expansion de la matière. Il ne fait pas de hiérarchie entre ses gestes et des phénomènes naturels mais créé plutôt des parallèles entres eux, ils les lient et les fait dialoguer pour ouvrir différents points de vue sur le monde.

"Valentin Martre travaille le plus souvent au sol. Cette position n’est pas sans rapport avec l’idée d’utiliser le minimum de choses pour travailler. Je considère qu’il réalise un ensemble d’actions sauvagement, comme le démontage d’objets, les préparations de mélanges (résine, plâtre, béton) en prenant soin d’éviter toute virtuosité [...]. Son approche du travail en atelier est expérimentale et il apprend au rythme des expérimentations, loin des prouesses de l’ingénieur, un métier qu’il respecte pourtant énormément. Il utilise très souvent des matériaux issus des déchets industriels ou de la construction (limailles, écrans cassés, marbre cassé, polystyrène, terre, béton, latex, époxy). Pour cela, il se déplace d’usines en entreprises, en essuyant beaucoup de refus et en échangeant des services pour obtenir ses matériaux. Il se procure également des matériaux dans les magasins de bricolage et de bâtiment, mais aussi dans la rue.

Dans tout cela, il y a l’idée d’une société constituée aussi bien de rebuts et d’objets neufs, que l’on peut reconstruire et modifier à partir de ce qu’il y a de disponible à la fois dans le présent (la matière) et dans le passé (les connaissances). Valentin Martre considère un hors-champ très large, presque métaphysique, dans plusieurs de ses œuvres. Il rapporte souvent ses sculptures à des forces fondamentales, aux mouvements de la terre, aux champs magnétiques, à la compression et à l’expansion de la matière. C’est son rapport méditatif au monde qui le dirige vers ces réflexions. Il parle de parallèles entre ses gestes et ceux des métiers manuels comme la joaillerie, la métallurgie, le tannage, des activités millénaires qui se préoccupent de prélever et de modifier les ressources qui nous entourent [...]."

Diego Bustamante

"Dans le vocabulaire formel déployé par Valentin Martre, il y a quelque chose qui cloche, il y a "un truc" qui nous fait brutalement dézoomer et prendre du recul. On trébuche sur cet univers quasi-scientifique et policé. À bien y regarder, nous sommes face à des trucages, des inventions. Ses œuvres qui hybrident le biologique au technologique, le "naturel" au culturel, nous invite à mettre en doute l’organisation scientifique du monde qui nous est tant familière, à renégocier notre place dans le monde, en collaboration avec les éléments qui nous entourent et dont nous faisons partie."

Karin Schlageter

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