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Hélène Moreau

Hélène Moreau, "Le bruit de l’échantillonneuse épisode 3", 2018-2020
Multiplex, textiles, impressions sur papier, acier, cuivre, béton, céramique, plexiglas
Dimensions variables

Née en 1985 à Argenteuil
Vit et travaille Bruxelles

Après avoir obtenu son DNSEP à l’École Supérieure des Beaux Arts de Lyon en 2009, Hélène Moreau s’est installée à Bruxelles dans le but de continuer ses études en réalisant un master de recherche proposé par l’Université Libre de Bruxelles et l’Académie Royale de Beaux-Arts de Bruxelles. Son travail a été récompensé en 2011 par le prix Serrures attribué par cette même école d’art.

Le travail d'Hélène Moreau découle d'un questionnement autour de la notion de conception et de construction. Elle rend visible le passage de l’idée à la conception par le jeu d’associations et d’ajustements des formes et des mécaniques entre elles. Grâce à différentes résidences en France et en Belgique, elle concentre sa pratique sur le dessin et l’installation. Dans ses dernières pièces, notamment les déclinaisons du Bruit de l’échantillonneuse, présentées à Bruxelles (à la Vallée en 2017 et chez SUPERDEAL en 2018), les impressions numériques et les tissages lui permettent de jouer entre le manuel et le digital. Ses installations assument une tournure ludique et narrative en abordant les concepts d’architecture, d’objets, d’outils, de grilles, de plans et ouvrant vers des imaginaires poétiques.


Le Bruit de l'échantillonneuse se compose d’assemblages d’objets, qui varient en fonction de l’espace et peuvent interagir avec d’autres œuvres qui l’entourent. A l'allure étrangement familière, ces d'objets manufacturés ne représentent pourtant rien que l'on ne peut nommer clairement. On peut se poser la question de l'utilité de ces derniers dans cette mécanique générale totalement inventée où chaque élément de l'installation semble essentiel au bon fonctionnement de l'autre. Les impressions, suspendues et glissées dans les éléments de bois et de cuivre, sont des collages numérique qu’Hélène Moreau recompose pour chaque nouvelle activation. Le titre nous évoque quant à lui une entreprise en mouvement. Ce "bruit" semble nous dire quelque chose qui se passe, qui se construit. Un inventaire de forme se déploie dans l'espace face au spectateur.

"Si Le bruit de l’échantillonneuse d’Hélène Moreau convoque une mécanique, c’est celle de la pensée. Différents éléments de cet assemblage élémentaire évoquent certains objets du quotidien – proportions et matériaux rendent là une porte, ici la découpe d’une roue dentée démultipliée, et aussi le rouleau, un montant et l’ensouple d’un métier à tisser. Mais ce vocabulaire industriel compose un dispositif improductif dans l’ordre matériel : l’installation est une machine célibataire, un geste qui, en embrayant d’autres, permet ainsi aux mouvements de l’esprit de se représenter - comme l’indique ce tissu du vert des fonds d’incrustation, surface d’inscription, d’enregistrement résolument du côté de l’immatériel."

Marion Delage de Luget dans le pointcontemporain
https://pointcontemporain.com/parmi-les-choses-progress-gallery-paris/

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